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Les enjeux de Copenhague

Maîtrise du réchauffement climatique, gestion de l’énergie, écologie et capitalisme


Soirée – débat

Vendredi 4 décembre à 20 h,

salle Battant (48 rue Battant) à Besançon


à l’invitation des partis de la gauche anticapitaliste : Alternatifs, NPA, PCF, PG

Nous avons des points de vue convergents sur l’action à mener pour maîtriser les changements climatiques attendus  au XXIe siècle.

À la suite des accords de Kyoto de 1998, le sommet de Copenhague qui se tiendra du 7 au 18 décembre 2009 sous l’égide de l’ONU, a pour objectif de proposer aux États de s’inscrire dans une politique mondiale de maîtrise des émissions des gaz à effet de serre, afin de limiter les conséquences désastreuses du réchauffement climatique. L’avenir de très nombreuses populations dans le monde est compromis, des millions d’êtres humains devront abandonner leurs lieux de vie.

Les décisions à prendre supposent des changements profonds dans la production et l’utilisation de l’énergie et une révolution dans les politiques sociales. Le système capitaliste en est incapable. De nombreux intérêts politiques et financiers tendent à faire échec au sommet ou pour le moins adopter un accord a minima à Copenhague.

La pression populaire doit imposer à chaque État développé de se présenter au sommet de Copenhague avec la volonté d’aboutir à des décisions de grande ampleur. Les mesures à prendre doivent être débattues démocratiquement et faire faire l’objet de politiques publiques audacieuses.

Au cours de la soirée nous vous proposerons de débattre sur :

- Les enjeux et les forces en présence à Copenhague

- La production des gaz à effet de serre

- La question de l’énergie, production et consommation,

            - en Europe, aux États-Unis et dans les autres pays développés

            - dans les pays émergents,

            - dans les pays pauvres

- Le productivisme et la satisfaction des besoins, l’eau, l’agriculture, …

- Les oppositions aux politiques actuelles :

            - non à la taxe carbone

            - non aux permis de polluer

- Les propositions :

            - pour un pôle public de l’énergie en France

            - pour une agence mondiale contrôlée par les peuples

            - quelles propositions pour la politique régionale ?

  

ON NE NEGOCIE PAS AVEC LE CLIMAT, ON AGIT !

Le changement climatique s’aggrave jour après jour : accumulation de dioxyde de carbone, augmentation des températures, fonte des glaciers et de la calotte polaire arctique, élévation des niveaux des mers, multiplication des dérèglements climatiques...

            Cette situation est inédite dans l’histoire de l’humanité, mais elle est récente : elle est due à la révolution industrielle pilotée par le système capitaliste qui a amené une partie de l’humanité à un mode de vie qui n’est pas compatible avec les potentialités de notre planète.

            Du 7 au 18 décembre prochain, le sommet de Copenhague sur le climat doit décider d’une réduction de la production des gaz à effet de serre (GES) à l’échelle de la planète. Pour être efficace et éviter la catastrophe climatique annoncée si la hausse moyenne de température de la terre dépasse les 2°C, il faut réduire les émissions mondiales de GES d’au moins 80% d’ici 2050, autant dire demain à l’échelle de l’histoire de la terre, en passant par une réduction intermédiaire de 25 à 40% en 2020.

            Une première conférence mondiale sur le climat, à Kyoto en 1998, avait déjà prévu une réduction de la production de GES. Le protocole de Kyoto – non signé par les Etats-Unis, premier pollueur mondial – n’a pas atteint ses objectifs, la production mondiale des GES a continué à croître.

            Que peut-on attendre du sommet de Copenhague ? Des promesses, bien en deçà des demandes des scientifiques du GIEC (Groupe intergouvernemental d’études sur le climat). Les pays capitalistes développés ne veulent pas d’une véritable réorientation des modes de production énergétique et des modes de fonctionnement économique qui sont pourtant la seule solution pour éviter la catastrophe climatique annoncée.

L’objectif de limitation de la hausse moyenne de température terrestre à 2° est incompatible avec l’économie capitaliste.

            C’est le système capitaliste qui, par son productivisme effréné et sa recherche permanente de profits à court terme sans prendre en compte la contrainte écologique, est responsable du changement climatique.

Nous nous inscrivons dans le courant d'une politique écologique radicale, et radicalement anticapitaliste. Il est illusoire de prétendre sauver le climat sans s'attaquer à ce qui le détraque : la soumission à la logique du profit et la marchandisation de toutes les activités humaines ; il est aussi illusoire de rendre le capitalisme vert que de rendre un loup végétarien. Les populations doivent se saisir de cette question : nous devons planifier la réorganisation de nos modes de production, de consommation et de développement: relocaliser l'économie, développer des transports alternatifs (collectifs), réparer les dégâts environnementaux, réorganiser l'agriculture, réussir la transition énergétique, donner la priorité à la recherche...

            Les luttes contre le système capitaliste et le changement climatique sont indissociables. Elles doivent être menées parallèlement et nous devons, collectivement et démocratiquement, dans le cadre du service public, commencer à imposer une révolution énergétique dont les deux axes essentiels doivent être :

les économies d’énergie (isolation des logements, développement des transports en communs, agriculture locale et vivrière...)

l’investissement massif dans la recherche et le développement des énergies renouvelables non polluantes (solaire, géothermie, biomasse, éolien...).

NE LES LAISSONS PAS DÉCIDER POUR NOUS !

Vendredi 13 novembre 2009
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Par son refus d’alliances au second tour des régionales de 2010, la formation s’isole.

De l’aveu même des participants à la rencontre de mardi soir, entre le Front de gauche et ses partenaires, « en sept réunions, depuis fin septembre, on a progressé sur bien des points ». Reste que ces derniers n’en finissent pas de se heurter au refus du NPA de construire d’éventuelles majorités de gauche au second tour des régionales.


L’amendement proposé au texte commun par le parti d’Olivier Besancenot ne laisse guère planer de doute  : la participation « ne sera pas possible dans le cadre d’exécutifs qui seraient dominés par le PS et/ou Europe Écologie, qui mènent des politiques d’adaptation au libéralisme », stipule-t-il. Dans le rapport de forces actuel, cette attitude revient à refuser purement et simplement la participation à la gestion des régions.


Un préalable inacceptable pour la majorité des partenaires. « Comment porter un projet de transformation sociale sans rassembler le reste de la gauche  ? » interroge Éric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche. Selon lui, « la balle est désormais dans le camp du NPA, qui doit revenir sur son amendement ». Pour le PCF, « c’est une fin de non-recevoir » de la part du NPA. Ce dernier « n’est pas d’accord avec l’idée qu’il faut construire des majorités au second tour », estime Pierre Laurent, numéro deux du PCF. Au NPA, on dit vouloir « faire la démonstration », par avance, à partir des propositions formulées, qu’il n’existe pas de compatibilité avec le PS et Europe Écologie.


La position du NPA « ferait apparaître la gauche de gauche pour le tout ou rien, alimentant de fait les comportements de vote utile en faveur du PS », note au passage le Mouvement politique d’éducation populaire (MPEP). Il reste que le cavalier seul du NPA pour les régionales semble désormais le scénario le plus probable.

 

L'huma du 12/11

 


La prochaine

réunion du FRONT de GAUCHE aura lieu le :

Mercredi 18 novembre, à 18h

A la Fédération du PCF du Doubs
59 rue des fluttes agasses à Besançon
Vendredi 13 novembre 2009
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Dans tout le pays, des assemblées de militants sont convoquées pour débattre de l’offre politique du PCF en vue des élections régionales

Depuis le Conseil national des 24 et 25 octobre, les communistes ont engagé le débat sur l’offre politique faite par le PCF en vue des élections régionales. Un débat qui porte sur l’enjeu du scrutin, le contenu de la campagne et les contours du rassemblement à opérer. L’objectif : empêcher la droite de reconquérir des régions, créer les conditions de majorités clairement à gauche et faire élire le maximum de conseillers communistes. Pour ce faire, la direction communiste s’est prononcée en faveur de la constitution de listes du Front de gauche au 1er tour qui, au-delà des trois partis rassemblés lors de l’élection européenne, pourrait s’élargir à de nouvelles forces et à des hommes et des femmes partageant le contenu et la démarche proposés. C’est à l’issue d’un large débat dans les sections et les fédérations que les militants devront se prononcer dans chacune des régions.


Une proposition plutôt bien accueillie


Au vu des comités départementaux et des premières assemblées de militants, la proposition de la direction semble plutôt bien accueillie. Les élections européennes sont passées par là. La crise et les exigences qu’elle entraîne aussi. Deux données politiques majeures qui semblent conforter les fédérations qui avaient fait le choix de « l’autonomie » en 2004. C’est vrai dans la Somme où une centaine de militants réunis en assemblée départementale ont exprimé le souhait de poursuivre l’expérience du Front de gauche, tout en travaillant à son élargissement au mouvement social et associatif. Même démarche chez les membres du Conseil départemental et les animateurs de sections du Puy-de-Dôme qui se sont prononcés majoritairement pour la constitution d’une liste du « Front de gauche élargi ». C’est le cas aussi à Paris où les assemblées de sections - la plupart se sont tenues - adhèrent largement à la proposition du Conseil national. Pour l’exécutif de Gironde - département où la liste de rassemblement initiée par le PCF n’avait pas franchi les 5 % - les premières réunions penchent aussi en faveur d’une liste estampillée Front de gauche : « L’échec de 2004 n’entame pas la volonté de poursuivre l’expérience et, ce coup-là, de réussir. » C’est vrai aussi de fédérations qui, il y a cinq ans, avaient fait le choix de l’union avec le PS dès le premier tour et qui, cette fois, s’orienteraient vers des listes du Front de gauche. Ça pourrait être le cas dans les Bouches-du-Rhône où la proposition du Conseil national est, au dire des dirigeants départementaux, « plutôt bien reçue », même « s’il reste à vérifier que les conditions sont réunies pour que la démarche aille au bout » . C’est vrai aussi dans l’Hérault avec, pour ce département comme pour l’ensemble la région Languedoc/Roussillon, « le problème Georges Frêche » qui vient se greffer au débat.


Aller au bout du débat


En Loire-Atlantique, l’heure n’est pas à trancher. La réflexion se poursuit en prenant en compte tous les éléments, y compris celui du rapport des forces. Pour le Conseil départemental, « l’urgence est à la construction et à la confrontation sur les contenus d’une politique de gauche ». D’où la décision de prolonger la démarche des ateliers au niveau local pour confronter les points de vue. Idem dans l’Aube, où les communistes travaillent au rassemblement de toute la gauche dès le 1er tour. Réunis en assemblée départementale, les militants ont cependant mis en avant deux conditions incontournables : « le contenu d’un projet régional bien à gauche - ce qui exclut tout accord avec le Modem - et un rassemblement sans hégémonie ». Avec la fin des congés de la Toussaint, le débat devrait s’amplifier et cela jusqu’au vote des 19, 20 et 21 novembre car, en dernier ressort, c’est aux communistes qu’il appartient de trancher le débat dans chacune des régions.

 

 

REPÈRES

• LES CONFÉRENCES RÉGIONALES : 7-8 ET 14-15 NOVEMBRE Les conférences régionales discuteront de la mise en place de l’offre politique nationale à la lumière du contexte de chaque région. Elles formuleront l’offre régionale soumise au vote des communistes.

 

• LE VOTE DES COMMUNISTES : 19, 20 ET 21 NOVEMBRE Le vote des communistes se fera sur la base des bulletins adoptés par les conférences régionales.


• 5 DÉCEMBRE SALLE M. DUFRICHE À MONTREUIL Assemblée des animateurs des sections et lancement public de la campagne des élections régionales.

Lundi 9 novembre 2009
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